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Dans un souci de clarté, il nous a semblé nécessaire de relever plusieurs erreurs commises, sans doute par manque de bonne information, dans les quotidiens qui sont parus après le décès de Julien.

La « raison » qui a déclenché ce drame est que le jeune frère de Julien a – involontairement, légèrement et en s'excusant – bousculé l'un des 4 « inconnus ».

Ce dernier (l'assassin) a alors insulté puis frappé Thibaud. Un de ses acolytes a ensuite continué à le frapper. Julien, qui, à ce moment était de l'autre côté de la rue, voyant qu'on s'en prenait à son frère, s'est précipité pour le protéger. L'arme du crime n'a pas été retrouvée et l'assassin – qui provient de Marcinelle, et pas de Marchienne – a été intercepté dès le lendemain après-midi.

Julien n'a pas véritablement quitté les lieux, l'assassin non plus. Tout s'est passé très rapidement dans et à l'entrée de la buvette dans la confusion la plus totale après une accalmie.

Il y avait, certes, une présence policière mais ils étaient – d'après les nombreux témoignages – trop peu nombreux et trop peu visibles.

Julien a reçu 5 coups de couteau, pas 2. Un "benin" dans le sens où il n'a pas touché d'organie vital, un dans le foie, un dans le poumon et deux dans le cœur dont un a sectionné une artère (le couteau a été planté une première fois, puis retiré mais pas complètement et replanté une seconde fois dans un autre sens et les traces d'hématomes à chaque blessure prouvent que le couteau a été planté jusqu'à la garde). Et nous tenons ici à remercier à nouveau le Corps des Pompiers de Thuin dont l'ambulance est arrivée 9 minutes après l'appel et pas … 45 !!!

Notre civilisation n'admet PAS la loi du talion ni l'usage des armes quelles qu'elles soient. L'assassin n'a aucune excuse  !

En tant que Thudiniens (et fiers de l'être !), nous ne demandons absolument pas la fermeture des buvettes occasionnelles dans lesquelles l'ambiance est extraordinaire. Obliger les exploitants à engager quelques « sorteurs » là où il n'y en a pas pourrait sans aucun doute être fort utile.

Enfin, soulignons encore et surtout que Julien n'était pas du tout un « fêtard » ! comme titre un des journaux. Le mot est très mal choisi car particulièrement péjoratif ce qui a été très mal ressenti par la famille et les proches.

Quant au procès qui s'est déroulé du 13 au 20 février 2006  aux Assises de Mons, il nous laisse un goût amer... Nous avions besoin de reconnaissance (meurtre) pour pouvoir essayer de faire notre deuil, mais le jury populaire en a décidé autrement. Nous mettrons sans doute beaucoup de temps à nous reconstruire mais nous n'avons guère d'autre choix que d'apprendre à vivre avec cela...


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c/o Dominique Coster
Route de Biesme, 101
6531 Biesme-sous-Thuin

GSM  : +32 (0) 477 38 59 41
Tél : +32 (0) 71 59 07 93

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